"à l'ouest "
année : 2007
Musikalouest
 
A l'ouest
40 ans
 
1 Les vieilles affaires
2 Méfiez-vous des nantaises
3 A l’ouest
4 J’oublie pas
5 La nouvelle chanson française
6 A part elle
7 40 ans
8 Sylvia
9 En fonction des marées
10 Comme si j’étais bien...
11 Les grandes lignes
12 Tout le reste
Les vieilles affaires
(Véronique Chanat - Musique : Olivier Gann)

Tout c’qu’on ramasse sur le bord des autoroutes
Tout c’qu’on entasse, tout ce qu’on ajoute
Tout c’qu’on voudrait jeter
Mais qu’on ne jette pas quand même
Tout c’ qu’on empile tout le long de nos vies
Des morceaux de fils, des confettis
Tout c’qui est lourd à porter
Mais qu’on porte quand même
Sur le dos le poids des années, les mêmes rengaines
On traîne tous nos vieilles affaires
Tout ce qu’on trimballe on n’ sait pas d’où ça sort
Des fois, ça fait mal, des fois même, ça mord
On traîne tous nos vieilles affaires
Tout c’qui est cassé, bancal tout en morceaux
Mais qu’on sort quand on a mal pour avoir chaud
Tous les souvenirs classés
Mais qu’on ne classe pas quand même.
Tout c’qu’on réserve comme le petit poucet ses cailloux
Qu’on boite à conserve juste au cas où
Tout ce qu’on essaie d’oublier
Mais qu’on n’oublie pas quand même De Mozart ou de Fauré, Le requiem
Ce qu’en chemin on récupère ce qu’il nous reste
Les copeaux, les poussières, du citron le zeste
Toutes les traces effacées
Mais qui marquent quand même
Des chansons, des fleurs séchées, une lycéenne
On traîne tous nos vieilles affaires
Tout ce qu’on trimballe on n’sait pas d’où ça sort
Des fois, ça fait mal, des fois même, ça mord
On traîne tous nos vieilles affaires
On traîne tous nos vieilles affaires
Tout ce qu’on trimballe on n’sait pas d’où ça sort
Quand on rouvre les malles, les coffres forts
On traîne tous nos vieilles affaires

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Méfiez-vous des nantaises

Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

Douce et belle comme une institutrice
Avec deux yeux d’artifice
Et ma chambre à Sainte-Anne
Douce et belle comme une mauvaise actrice
Je collectionne ses caprices
Caché sous sa caravane
Evitez les images
Les sourires d’anges et les mélanges
Evitez les images
Les sourires d’anges et les mélanges
Toujours sous le vernis, la braise
Méfiez-vous des nantaises
Allez siffler sur la falaise
Mais méfiez-vous des nantaises
Douce et belle comme une journée banale
Une bonne année qui détale
J’attrap’rai la prochaine
Douce et belle comme un verre de mezcal
Une infirmière immorale « J’ai mal au cœur, mademoiselle »
Attention aux passages
Des anges et des mésanges
Attention aux passages
Des anges et des mésanges
Toujours sous le vernis la braise
Méfiez-vous des nantaises
Allez siffler sur la falaise
Mais méfiez-vous des nantaises
Douce et belle comme une violoniste
Qui f’rait l’amour en touriste
La tentation lacrymale
Surveillez les dosages
Les raccourcis qui m’arrangent
Toujours sous le vernis la braise
Méfiez-vous des nantaises
Allez siffler sur la falaise
Mais méfiez-vous des nantaises

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A l’ouest

Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

42ème jour de grisaille
Je m’enroule dans tes chandails
J’écoute les infos du matin
Paraîtrai qu’il fait beau, c’est bien
A 3 heures, j’irai à la plage
Pour voir s'il y a des coquillages
Mais qu’est-c’que tu peux bien faire
Au bout d’ta ligne de chemin de fer ?
Doit sûrement pleuvoir à cet’heure-ci
Dans ton beau bureau à Paris
A 5 heures tu fendras la foule
A 5 heures je prendrai la houle
Je prendrai mon temps sous ma veste
Je suis toujours un peu à l’ouest
52ème jour en solo
J’lis tes magazines de déco
Pour voir c’que je pourrais remettre
Quand tout s’ra passé par la fenêtre
A 16 heures j’prendrai de la hauteur
A voir passer les remorqueurs
Qui emporteront c’qu’il me reste
Je suis toujours un peu à l’ouest
3 heures de train pour faire du lest
Je suis toujours un peu à l’ouest
62ème jour sans rancune
J’essaie d’faire le point sur la dune
Tout c’qu’on a laissé pour de bon
Dans les cabines à l’abandon
Ce soir, j’irai faire l’inventaire
L’équilibre au bord de la mer
Je t’aime bien plus que tu me détestes
Je suis toujours un peu à l’ouest
Je m’en tire plutôt bien du reste
Je suis toujours un peu à l’ouest

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J’oublie pas

Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

Lundi, ça f’ra deux ans et quart
Que t’es partie pour autre part
Partie un peu voir si ailleurs
On voit le monde en 2 couleurs
Deux ans et quart à faire le point
Sur la belle lumière qui s’éteint
Et pour la p’tite histoire qui s’casse
Puisqu’il y a jamais rien qui s’efface
Ça fait des jours, des semaines,
Ça fait des heures qui font de la peine
Ça fait des jours, ça fait des mois, oui mais moi
J’oublie pas, j’oublie pas, j’oublie pas
Bien sûr, le temps fait des dégâts
Mais j’oublie pas
Ça f’ra bientôt une vie et demi
Que tu as pris ton raccourci
Histoire de voir si d’en haut
Le monde est juste un peu plus beau
Une vie et demi sans s’endormir
A collectionner tes fous rires
Qui f’saient comme un accent aigu
J’espère qu’tu profites de la vue
Ça fait des jours, des semaines
Ça fait des heures qui font de la peine
Ça fait des jours, ça fait des mois,  oui mais moi
J’oublie pas, j’oublie pas, j’oublie pas
Bien sûr, le temps fait des dégâts
Mais j’oublie pas
Pas tout à fait une existence
Que tu as laissé ce vide immense
Tes mots qui sonnent encore tout bas
Et ta lueur qui n’part pas
J’oublie pas, j’oublie pas, j’oublie pas
Bien sûr le temps fait des dégâts
Mais j’oublie pas

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La nouvelle chanson française (en duo avec Nérac)

Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

J’raconte ma p’tite vie quotidienne
La vraie vie des vrais gens qu’on aime
J’aime des amours anorexiques
Les mélodies qui m’intoxiquent
Sur deux couplets qui riment même pas
J’veux mes trois clés Télérama
Et puis encore sucrer les fraises
Et la nouvelle chanson française
Et si je fais dans la dentelle
J’ai bien assimilé mon Brel
J’raconte ma petite vie en rengaine
La vrais vie des vrais gens qu’on aime
J’aime des amours sans conséquence
Qui se cramponnent à la tendance
Qui font des ronds qui font des cubes
Qui font les bons pilleurs de tubes
Toujours léger, toujours à l’aise
Sur la nouvelle chanson française
Et si j’ai des couplets qui grincent
J’ai bien travaillé mon Brassens
J’raconte ma petite vie suburbaine
La vraie vie des vrais gens qu’on aime
J’aime des amours minimalistes
Avec des filles d’anesthésistes
Juste un pont encore et j’m’endors
En attendant mon disque d’or
Des fois j’ai des idées balèzes
Pour la nouvelle chanson française
Si j’ai des refrains qu’on savoure
J’ai bien bossé mon Aznavour
Mes inclinaisons versaillaises
Et la nouvelle chanson française

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A part elle

Texte : Véronique Chanat - Musique : Olivier Gann

A part son rire au bord des larmes
Les mots qu’elle pose comme une caresse
Cette manie de garder son calme
A part elle rien ne m’intéresse
A part ses silences inquiétants
Ses colères du bout du cœur
Ses soudains assombrissements
A part elle tout m’écoeure
A part elle ma vie elle déconne
A part elle j’aime pas mon époque
A part elle j’attends plus personne
A part elle les gens c’est du toc
A part ses bonheurs indicibles
Ses sourires en forme d’étoiles
Ses amitiés indestructibles
A part elle tout me fait mal
A part elle ma vie elle déconne
A part elle j’aime pas mon époque
A part elle j’attends plus personne
A part elle les gens c’est du toc
A part la chaleur de ses mots
Sa main doucement sur sa joue
Sa peau posée contre ma peau
A part elle je me fous de tout.
A part elle ma vie elle déconne
A part elle j’aime pas mon époque
A part elle j’attends plus personne
A part elle les gens c’est du toc

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40 ans
Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

J’veux bien souffler 40 chandelles
Mais faut qu’je r’trouve les allumettes
Tout c’qu’on peut mettre à la poubelle
Sans même y penser et c’est bête
Les années qui passent à la trappe
Comme les prénoms sur les visages
Pour peu qu’le bonheur te rattrape
C’est toujours juste le bel âge
Voilà, c’est fait j’ai 40 ans
On va pas en faire une histoire
Tous les 7 jours, j’prends une semaine
Voilà, c’est fait j’ai 40 ans
On va pas en faire un mémoire
On en rira l’année prochaine
On peut bien voir 40 chandelles
Faut profiter du paysage
Profiter des échappées belles
Laisser du bleu dans son sillage
Les numéros sur le compteur
C’est juste des souvenirs qui poussent
C’est les sourires et les couleurs
Et les photos qui foutent la frousse
Voilà, c’est fait j’ai 40 ans
On va pas en faire une histoire
Tous les 7 jours, j’prends une semaine
Voilà, c’est fait j’ai 40 ans
On va pas en faire un mémoire
On en rira l’année prochaine
Et puis 41 chandelles
Ca f’ra pas une grosse différence
C’est pas les jours qui nous rappellent
Juste l’amour et la distance
Les numéros sur le compteur
C’est juste des souvenirs qui poussent
C’est les sourires et les couleurs
Et les photos qui foutent la frousse
Voilà, c’est fait j’ai 40 ans

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Sylvia

Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

Sylvia, elle veut, des escaliers à descendre
Sylvia, elle veut, des matins sous les cendres
Sylvia, elle veut, des soirs d’été en Novembre
Sylvia, elle veut, des robes qui la cambrent
Passer mes nuits dans de beaux draps
Entre deux chaises, entre ses bras
A gâcher le temps que j’ai pas
Sylvia, elle veut, des fils à ses marionnettes
Sylvia, elle veut, des journées sous la couette
Sylvia, elle veut, des échappées britanniques
Sylvia, elle veut, des amours électriques
Passer mes nuits dans de beaux draps
Entre deux chaises, entre ses bras
A gâcher le temps que j’ai pas
Passer mes nuits dans de beaux draps
Entre deux chaises, entre ses bras
A gâcher le temps que j’ai pas

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En fonction des marées
Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

Donnez-moi une voiture rapide
Et la première sortie qui passe
La lumière des phares sur le vide
Donnez-moi la route en face
Donnez-moi un wagon-lit
Un aller simple pour n’importe où
Une échappée qui soit jolie
Et le ciel pour dormir dessous
Un amour de contrebande
Donnez-moi un chemin douanier
Voir si on peut partir ensemble
En fonction des marées
Donnez-moi des longues distances
Un détournement féminin
La bande d’arrêt d’urgence
Donnez-moi des p’tits matins
Donnez-moi des longs courriers
Des pages et des pages et des pages
Des kilomètres à faire à pied
Gardez-moi les meilleurs passages
Un amour de contrebande
Donnez-moi un chemin douanier
Voir si on peut dormir ensemble
En fonction des marées
Donner moi des raisons pour rester
Et des mots d’excuses pour partir
Des cartes postales de l’étranger
Pour me fabriquer des souvenirs
Un amour de contrebande
Donnez-moi un chemin douanier
Voir si on peut s’enfuir ensemble
En fonction des marées

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Comme si j’étais bien... (en duo avec Aude Henneville)

Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

Tu pourrais faire banquette
Je fais très bien l'ombre du chien
Tu pourrais nous la jouer discrète
Je fais très bien le papier peint
Tu t’rediffuses Titanic
J'suis quasiment insubmersible
Tu pourrais la jouer romantique
Je fais très bien l'homme invisible
On pourrait faire comme si on n'avait pas l'air de rien
Tu f’rais semblant d'être ailleurs, je f’rais comme si j'étais bien
Puisqu'on a pris “perpette”
Je fais gardien de sac à main
Puisqu'on week-end opérette
Qu’je dors dans la salle de bain
On pourrait faire comme si on n'avait pas l'air de rien
Tu f’rais semblant d'être ailleurs, je f’rais comme si j'étais bien
En chien d’fusil sur la tempe
Je fais la météo des plages
Puisqu'on est deux d’trop sous cette tente
Je vais rentrer à la nage
On pourrait faire comme si on n'avait pas l'air de rien
Tu f’rais semblant d'être ailleurs, je f’rais comme si j'étais bien
On pourrait faire comme si on n'avait pas l'air de rien
Tu f’rais semblant d'être ailleurs, je f’rais comme si j'étais bien

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Les grandes lignes

Texte : Nérac - Musique : Olivier Gann

Les amoureux du RER
Goûtent à des absences éphémères
On se dit très rarement adieu
Sur les quais de banlieue
À tout à l‘heure ou à ce soir
Les effusions sont accessoires
Un signe de la main au plus
Et puis salut, allez, à plus
Mais y‘a sur les quais des grandes lignes
Des amoureux qui s‘égratignent
Quais des départs définitifs
Pour Brest et en soins intensifs
Et je présume
Que les enfants lui f’ront des signes
Enfin, j’résume 
Dans les grandes lignes
Et y‘a à l‘arrière des taxis des petits déchirements exquis
Des signes de mains comme des rébus juste avant d‘attraper son bus
Et puis les p’tits sourires qui grincent, qui s‘en vont pour la province
Avant de tomber sur les nerfs
Ou la rupture de catener
Mais y‘a sur les quais des grandes lignes des amoureux qui s‘égratignent Quais des départs pour de bons pour la Bretagne ou l‘abandon
Et je présume 
Que les enfants lui f’ront des signes
Enfin, j’résume
Dans les grandes lignes
Et elle, elle trouve que j’dramatise qu‘c‘est un amour sans place assise
Ou alors juste sur le couloir une tour pour rien ou bien pour voir
Et je présume
Que les enfants lui f’ront des signes
Enfin, j’résume
Dans les grandes lignes
Et je présume
Que les enfants lui f’ront des signes
Enfin j’présume

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Tout le reste

Texte : Véronique Chanat - Musique : Olivier Gann

Peut-être mon regard s’égare
Sur d’autres yeux que les siens
Sur des inconnues dans les gares
Et des passantes sur mon chemin
Des filles que je déshabille
Avec un peu de maladresse
Ça ne tient parfois qu’à un fil
De sombrer dans l’ivresse
L’amour au fond c’est tout le reste
Tout ce qui reste de tout ça
C’est la main qui tend une veste
Pour qu’on n’attrape pas froid
Les hommes quand ça leur arrive
De rouler dans d’autres bras
D’aller pêcher sur d’autres rives
Disent que ça n’comptait pas
Moi, je serai pour que ça compte
Enlever ça au temps perdu
Le plaisir, ça doit faire honte
Qu’à ceux qui ne l’ont pas connu
Mais l’amour au fond c’est tout le reste
C’est tout le reste et c’est que ça
C’est le cœur qui bat sous la veste
Plus vite à chaque fois
Alors permettez que je tangue
Avec un sourire entendu
Sur d’autres baisers sur ma langue
Et ma main sur d’autres peaux nues
J’en garderai le goût salé
C’est parfois bien plus que ne laissent
Les élans qui sont allés
Plus loin que mes faiblesses
Mais l’amour au fond c’est tout le reste
Ce qu’on emmène de tout ça
La vie qui tient chaud sous la veste
Les jours de trop grands froids

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