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"les éoliennes"
année : 2010
Musikalouest
Les éoliennes
L'épaule du général

 
1 Les éoliennes
2 L'épaule du général
3 Le pharmacien de garde
4 Si c'est pas
5 Tellement
6 Billet vert
7 La dernière fois
8 Rendez-vous manqués
9 Le danger
10 Pourquoi
11 Le diable au détail
12 Sans importance
Les éoliennes
(Nérac - Olivier Gann )

Puisque l'amour va voir ailleurs si j'y suis
Puisque j'habite plus l'adresse indiquée
T'es ma saison des parapluies
Puisqu’on n’arrête pas de se manquer ; se manquer
Puisque l'amour nous fait des caravanes
Puisque c'est jamais le bon moment
Tu es mon agenda en panne
J'ai toujours été bon perdant ; bon perdant
Et puis tenir toute une semaine
Nos p’tites existences à la colle
A regarder tourner les éoliennes
En attendant qu’elles s’envolent
Passer les heures qui nous retiennent
Alors qu’il faudrait qu’on décolle
A regarder tourner les éoliennes
En attendant qu’elles s’envolent
L'amour nous pose de si jolis lapins
Grève des taxis, mauvaise semaine
Tu s’ras toujours ma meilleure main
On la jouera la vie prochaine ; la vie prochaine
Puisque l'amour nous fait des demi-tours
Moi j’ai notre histoire en suspens
Bien sûr j'ai aussi mes bons jours
Bien sûr ton mari est charmant ; charmant
Et puis tenir toute une semaine
Nos p’tites existences à la colle
A regarder tourner les éoliennes
En attendant qu’elles s’envolent
Passer les heures qui nous retiennent
Alors qu’il faudrait qu’on décolle
A regarder tourner les éoliennes
En attendant qu’elles s’envolent
C'est comme des avions suspendus
Et qui n’s'envoleront pas non plus
Et qui n’s’envoleront pas non plus
Puisque l’amour nous en fait des vacances
Comme ça commence à bien aller
On pourrait faire vingt tours de France
Dans des compartiments serrés ; serrés

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L'épaule du général

(Nérac - Olivier Gann)

Y a deux pigeons au garde à vous 
Sur l'épaule droite du général
Y a les enfants des gens qui jouent 
Square du j'ai même pas mal
Y a un peu d'vent mais fait pas froid
Plus courts les jours, plus longues les manches 
Et ça fait un week-end sur trois 
Jardin des papas du dimanche 
Moi, j'ai préparé son quatre heures
Et des histoires qui font pas peur
 Y a les princesses, les balançoires  
Moi, j'irai chercher dans le sable
Un château, une raison d'y croire  
Impasse des absents raisonnables
Moi, j'ai préparé son goûter
Et des histoires pour patienter
Y a des tas de raisons de s'attendre 
Deux pains au chocolat, un cartable 
Une nouvelle chanson à entendre 
Rue des journées inconsolables
Moi, j'ai six heures bien dépassées
Et des histoires qui font pleurer

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Le pharmacien de garde

(Nérac - Olivier Gann)

J'envoie des lettres ironiques
A des amis qui ont pris le large
J'envoie des mots anxiolytiques
Avec des pansements dans la marge
J’envoie des tonnes de bobos
Pour me faire passer la pilule
Plein les artères et plein le dos
Enroulés de papier à bulles
J'envoie des lettres amicales
A d'anciens futurs ex-amours
Des douleurs dans les cervicales
Une vague idée du petit jour
J’envoie des mots un peu tardifs
A des amis qui s’en balancent
Des messages presqu’inoffensifs
Pas tout à fait des ordonnances
Moi, je suis pharmacien de garde
D’une ville où personne n'est malade
Je suis simplement pharmacien
Les nuits où personne ne vient
J'envoie des lettres génériques
A des qui n'y sont pour personne
Des mots d'substitution cynique
De l'amnésie, la méthadone
J'envoie des lettres plein la nuit
A des amis qui sont plus là
Avec des mots pour l'insomnie
Acide citrique, flore, arnica
J’envoie des messages antalgiques
J’envoie des jolies prescriptions
J’me tiens bien droit, je tiens boutique
Impasse des dates de péremption
J'envoie des lettres sans en-tête
A de vieux amis qui sont loin
Les mots croisés les maux de tête
A l'arrière des feuilles de soins
Moi, je suis pharmacien de garde
D’une ville où personne n'est malade
Je suis simplement pharmacien
Les nuits où personne ne vient
Juste la vieille de trois heures douze
Qui m'trouve mignon avec ma blouse...

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Si c'est pas

(Véronique Chanat - Olivier Gann)

Si c’est pas pour laisser des traces
Pour ne pas voir s'effacer
L’empreinte des pas quand on passe
Les mots qu’on a lancés
Si c’est pas pour remplir l’espace
Entre nous les fossés
Combler les vides qui se massent
A quoi ça sert de chanter
A quoi ça sert, on se demande
Si c'est pas pour vaincre le temps
Si c'est pas pour qu'on nous entende, un instant
Si c’est pas pour briser la glace
Tendre les bras, s'avancer
Oter de nos cœurs la cuirasse
Les liens qui nous blessaient
Si c’est pas fait pour qu’on s’enlace
Des peaux sur peaux glissées
Des mains dans d’autres qui se placent
A quoi ça sert de chanter
A quoi ça sert, on se demande
Si c'est pas pour vaincre le temps
Si c'est pas pour qu'on nous entende, un instant
Si c'est pas pour changer le monde
Si c'est pas pour bouger les gens
Si c'est pas pour qu'on nous réponde, simplement
Si c’est pas pour sauver la face
Contre les fins annoncées
Rester debout quand tout nous casse
Ça sert à ça chanter
A quoi ça sert, on se demande
Si c'est pas pour vaincre le temps
Si c'est pas pour qu'on nous entende, un instant
Si c'est pas pour changer le monde
Si c'est pas pour bouger les gens
Si c'est pas pour qu'on nous réponde, simplement

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Tellement

(Nérac - Olivier Gann)

Les kilomètres ont la peau dure
Y a toujours, toujours dix-huit heures
Aux vitres teintées des voitures
Et toujours, toujours le moteur
Qui joue cet air dans les descentes
Une petite mélodie absente
Tellement tu manques, tellement.
Les kilomètres en pleine figure
Y a toujours, toujours les couleurs
Du soleil, l’heure et le mercure
Et toujours, toujours le compteur
Comme le tempo dans les descentes
Une petite mélodie absente
Tellement tu manques, tellement.
Des kilomètres la nature
Et toujours, toujours la douleur
Les sentiments qui s’aventurent
Sur les capots, les radiateurs
Rester collé dans les descentes
Comme sur une mélodie absente
Tellement tu manques, tellement.
Les kilomètres qui rassurent
Toujours, toujours les ascenseurs
De nos amoureuses, les doublures
Et toujours, toujours la chaleur
Qui monte encore dans les descentes
Avec la mélodie absente
Tellement tu manques, tellement.

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Billet vert

(Bégé - Olivier Gann)

Et si on faisait les comptes
A grands coups de calculatrice
Si on faisait en fin d'compte
L'inventaire de tes caprices
Dix-huit manteaux de fourrure
Et sous toutes les coutures
Tes diamants maharadjah
Brillent un peu moins déjà
Et si on faisait un tour
Dans ta nouvelle garde-robe
Peux-tu me dire à ton tour
Combien coûte ce truc ignoble ?
Mon amour, tu m'es si cher
Pour toujours, mon billet vert
Mon amour, mon doux trésor
Pour toujours, mon lingot d’or
Et si on jetait un œil
Dans ton petit sac à main
Et si tu faisais l’deuil
De tes achats en magasin
Y a ces additions salées
De restos peopolisés
Une magnifique indigestion
De tes jolis œufs d'esturgeon
Et pourquoi ce troisième portable
Et pour une décapotable
Ces consoles pour la marmaille
Je vais finir sur la paille
Mon amour, tu m'es si cher
Pour toujours, mon billet vert
Mon amour, mon doux trésor
Pour toujours, tu vaux de l’or
Je te le dis comme j’le dépense
Je n’suis pas la Banque de France
J'ai le porte-monnaie qui frise
Le crack boursier, la crise
Tu pourrais t’offrir une conduite
Faire des chèques à l'ordre du mérite !
Essaie de te serrer la ceinture
Ou bien tout régler... en nature !
Mon amour, tu m'es si cher
Pour toujours, mon billet vert
Mon amour, mon doux trésor
Pour toujours, tu vaux de l’or

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La dernière fois
(Véronique Chanat - Olivier Gann)

Les bras autour de quelqu’un
Quelqu’un qui part on qu’on quitte
Même si c’est pas pour très loin
Faire que ce soit pas trop vite
Les mains sont-elles plus douces
A-t-on autant la frousse
Qu’au tout premier soir
A la fin des histoires
Le cœur bat-il plus fort
Le cœur bat-il encore
Sait-on quand c’est assez
Et si ça suffira
Quand on sait que c’est
Pour la dernière fois.
La main posée sur le mur
Des maisons qu’on débarrasse
Des vieux parquets, des fissures
Tenter de combler l’espace
L’écho est-il plus clair
Sur la froideur des pierres
Qu’au tout premier pas
A l’heure où on s’en va
Le cœur bat-il plus fort
Le cœur bat-il encore
Sait-on quand c’est assez
Et si ça suffira
Quand on sait que c’est
Pour la dernière fois.
Des amis autour des tables
Des vins des vies des regrets
Un présent peu présentable
Mais un demain qui promet
Les verres sont-ils plus grands
Peut-on noyer dedans
Tous ceux qu’on oublie
A l’heure où l’on s’enfuit
Le cœur bat-il plus fort
Le cœur bat-il encore
Sait-on quand c’est assez
Et si ça suffira
Quand on sait que c’est
Pour la dernière fois.

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Rendez-vous manqués

(Nicolas Peyrac - Olivier Gann)

Les retours de nuit sans sommeil
J’oublie rien
Quand plus de chambres dans les hôtels
J’oublie rien
Les beaux hidalgos qui vous aiment
Comme si vous en valiez la peine
J’oublie rien
Les soirs de bide, les soirs de gloire
J’oublie rien
Entre triomphe et purgatoire
J’oublie rien
Regards d’inconnus qui vous portent
Quand le désespoir vous escorte
J’oublie rien
Mais j’oublie tous les rendez-vous manqués
Les fautes de frappe les adresses effacées
Ne restent que ces heures qu’on partage
Écritures sur nos pages
Des notes à jamais entre nous
Oui j’oublie tous les rendez-vous manqués
Les faux amis les poignards dégainés
Ne reste que l’amour qu’on échange
Univers qu’on mélange
Des étoiles à jamais entre nous
Des années entre parenthèses
J’oublie rien
Si serrées les mâchoires du piège
J’oublie rien
Jusqu’au jour où des mains se tendent
Pour que de nouveau on m’entende
J’oublie rien
Mais j’oublie tous …
Les retours de nuit sans sommeil
J’oublie rien
Parce que vous en valiez la peine
J’oublie rien

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Le danger
(Nérac)

Déposée sur le fond des rivières
De la neige en juillet
Et les lumières d'avril
Qu'on a gardées pour mai
 J'entendais les échos d'adultère
Dans les draps qui séchaient
Aux odeurs de peaux fraîches
Aux frottements réguliers
C'est la main sur la bougie
C'est danser dans les flammes
De ta province endormie
Tu es le danger, madame
Et les jours à pleuvoir de l'éther
Dans les yeux des humains
Comme les mots laissés là
Au rebord du matin
 Et les filles couchées dans les bruyères
Qu'on oublie pour un rien
Comme de toutes façons mai
Ne passera jamais juin
C'est l'amour dans la vitrine
C'est des coups de latte à l'âme
Les mescals et la mescaline
Tu es le danger madame
D'habitude, j’parle pas aux inconnues moi
On m’avait pas prévenu
Que tôt ou tard
On finirait nus
Des étés des étangs des rizières
Des amours monumentales
Et des recoins de peaux
Qui nous voudraient du mal
C'est la main sur la bougie
C'est danser dans les flammes
De ta province endormie
Tu es le danger, madame

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Pourquoi

(Véronique Chanat - Olivier Gann)

Bien sûr on remplit les vides
Passablement comme on peut
Des pierres, du plein, du solide
On met un clou au milieu
Pour qu’ça tienne debout comme les pyramides
Encore un p’tit peu
Bien sûr on passe le temps
Comme si de rien n’était
De l’amour, des fleurs, des enfants,
Et du soleil en été
On regarde ailleurs toujours droit devant
Ça fait avancer
Pourquoi ça commence, pourquoi ça finit
On tourne en rond comme le silence
On arrive, on s’évanouit
Entre la première impatience et le tout dernier cri
Bien sûr on se demande devant la glace,
A quoi ça sert tout ça
Les longs efforts, les grands espaces,
Et tout le boulot qu’on abat
Mais qui nous a fait, qui nous remplace ?
Qui nous perdra ?
Pourquoi ça commence, pourquoi ça finit
On tourne en rond comme le silence
On arrive, on s’évanouit
Entre la première impatience et le tout dernier cri
Mais qui nous a fait, qui nous remplace ?
Qui nous perdra ?
Pourquoi ça commence, pourquoi ça finit
On tourne en rond comme le silence
On arrive, on s’évanouit
Entre la première impatience et le tout dernier cri
Pourquoi ça commence, pourquoi ça finit
On tourne en rond comme le silence
On arrive, on s’évanouit
Entre le premier cri qu’on lance, et le dernier mot qu’on dit
Même si entre les deux on danse
A quoi sert la vie ?

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Le diable au détail

(Nérac - Olivier Gann)

J’ai refait du tri dans les appels
Et les répertoires téléphoniques
Les numéros sans appel
Les messages amnésiques
Puis toi qui mets un beau bordel
Dans ma p’tite vie pratique
Tes doigts qui décoiffent encore
Mes cheveux en bataille
Ton sourire qui redécore
Mes saisons en pagaille
Et le diable au détail
J’ai bien trié la correspondance
Le style, l’écriture et les cachets
Qui font foi pour la provenance
Les chèques postaux bien cachés
Moi qui avais quelques jours de vacances
Au beau milieu du chantier
Tes doigts qui décoiffent encore
Mes cheveux en bataille
Ton sourire qui redécore
Mes saisons en pagaille
Et le diable au détail
J’ai tout bien rangé les étagères
Et toutes les fringues qu’on n’remettra pas
J’ai plié les pull-overs
Les chandails à Papa
Et toi qui me mets la misère
Etalé dans de beaux draps…
Tes doigts qui décoiffent encore
Mes cheveux en bataille
Ton sourire qui redécore
Mes saisons en pagaille
Et le diable au détail

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Sans importance

(Nérac - Olivier Gann)

Moi, j’aurais voulu mettre ensemble
Deux ou trois mots qui f’raient joli
Sur ton cœur
Le bruit d’une fenêtre qui tremble
Le parfum d’un après-midi
A Honfleur
Et puis des occasions manquées
De s’envoyer encore en l’air
La douceur
Des filles légères mal accrochées
De la rue Pierre Latécoère
La douleur
 Mais c’est sans importance
Tu me rappelleras si t’y penses
Mais c’est sans importance
Moi, j’imagine encore que tu danses
Et c’est sans importance
 Moi, j’aurais voulu bout à bout
Des sentiments dépareillés
Et devant
Mélangée dans un peu de nous
La lumière d’un soir d’été
Y a longtemps
Et puis l’attente au bout d’un fil
Que l’on croit tenir bien serré
La chaleur
Des mots si légers et futiles
Moi j’les regardais s’envoler
Mes erreurs
Mais c’est sans importance
Tu me rappelleras si t’y penses
Mais c’est sans importance
Moi, j’imagine encore que tu danses
Et c’est sans importance
Mais qu’est-ce que peut bien faire mon cœur ?
Déposé sur un répondeur ?
 Mais c’est sans importance
Tu me rappelleras si t’y penses
Mais c’est sans importance
Moi, j’imagine encore que tu danses
Et c’est sans importance

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