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"Les sourires en plastique"
année : 2013
Musikalouest

 
1 L'heure d'hiver
2 Les sourires en plastique
3 Et des poussières
4 S.P.A.
5 Musée grévin
6 La sirène
7 Chapeau
8 Superflu
9 Vintage
10 Comme des sardines
11 Bien sûr
12 45 piges
13 Comment je vais
L'heure d'hiver
(Christophe Renault - Olivier Gann)

Comme une aventurière
Sous un imper fripé
Période automne-hiver
Gros pull et col roulé
Elle a sorti du lit
Mon nez des années mortes
Et cogné dans ma vie
En frappant à ma porte
Elle a voulu un thé
Aux vapeurs de l’Asie
Puis un nuage de lait
Pour conjurer le gris
Ses yeux gazon mouillé
Ont regardé dehors
Pouvais-je la réchauffer
Le temps d'une tasse encore ?
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
Gardez vos pantalons
Rangez les crèmes solaires
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
Serrez vos ceinturons
D'un cran supplémentaire
De mes doigts frissonnants
J'enfilais des mitaines
Comme je prenais des gants
Elle retirait une laine
Nos chairs dans l'aventure
Ont rêvé de bouillotte
Pour chauffer nos fourrures
On a joué les marmottes
J'ai coulé du ciment
Dans tous nos sabliers
J’ai fait des cerfs-volants
De nos calendriers
Passé notre journée
A prolonger la nuit
En gardant les volets
Fermés sur notre lit
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
Gardez vos pantalons
Rangez les crèmes solaires
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
Enfilez vos chaussons
Sortez les rocking-chairs

Je donnerai tout l'or
Dont elle aura rêvé
Et à mes coffres-forts
Ses yeux pour code secret
Pour lui servir un thé
J’ai relevé les stores
Comme elle a vu l’été
J’ai bu la tasse encore
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
Gardez vos pantalons
Rangez les crèmes solaires
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
Montez jusqu’au menton
Vos fermetures Éclair
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
Laissez dans vos cartons
Vos tongs et vos glacières
Arrêtez les saisons
Rendez-moi l’heure d’hiver
A la télévision
Laissez Michel Drucker

Rendez-moi l’heure d’hiver ...

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Les sourires en plastique

(Christophe Renault - Olivier Gann)

Moi, j’ai si souvent fait comme si
Quand j’en avais assez comme ça
Que l’on me pensait sans soucis
Même si j’allais couci-couça
Parce que les hommes sont ainsi
Qu’ils ne croient que ce qu’ils voient
Vu que moi je n’ai qu’une vie
Vous allez voir si ça va… 
Car je ferme la boutique
Des farces et des serpentins
Des sourires en plastique
« Passez devant, j’en ferai rien »
J’ai vidé tous mes stocks
De compliments du matin
De ces douceurs en toc
« J’adore votre nouveau parfum »
J’annonce « Liquidation totale »
Juste avant la fermeture
Je vends lotion et pentothal
Moi, j’ai trop soigné vos brûlures
En cherchant les crèmes ad hoc
Quand je rêvais chaque matin
D’être le capitaine Haddock
Et de décoiffer Tintin…
Je ferme la boutique
Des farces et des serpentins
Des sourires en plastique
« Vous êtes vraiment mon ange gardien »
J’ai vidé tous mes stocks
De compliments du matin
De ces douceurs en toc
« Cette jupe à fleurs vous va trop bien ! »
J’avais gardé dans des conserves
Quelques sourires par précaution
Mais y a plus rien dans mes réserves
Aux bonnes dates de péremption
C’est bien joli de vous passer
Du cirage sur vos belles godasses 
Mais à force ça casse les pieds
D’avoir toujours les doigts dégueulasses...
Oui, je ferme la boutique
Des farces et des serpentins
Des sourires en plastique
« Ce sont mes pieds, mais ça fait rien »
J’ai vidé tous mes stocks
De compliments du matin
De ces douceurs en toc
« Prenez votre temps : j’ai tout le mien »
Je ferme la boutique
Des farces et des serpentins
Des sourires en plastique
« Prenez une chaise et mon coussin »
J’ai vidé tous mes stocks
De compliments du matin
De ces douceurs en toc…
« J’adore être sous vos mocassins »
Je ferme la boutique
Des sourires en plastique
« Dois-je vous faire couler un bain ? »
J’ai vidé tous mes stocks
De ces douceurs en toc…
« Mais c’est votre peau ou du satin ? »

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Et des poussières

(Christophe Renault - Olivier Gann)

« On s’est mis en ménage »
Aimaient dire nos aïeux
Mais elle, malgré son âge,
Doit penser tout comme eux 
Elle n’a pas trente balais
Ça lui suffit pour faire
Des morceaux du passé
Et des poussières…
Elle nettoie sans répit
Du sol jusqu’au caleçon
Elle traque mes plus petits
Souvenirs de pantalon
Sur toutes mes vieilles photos
Chaque fille est « une affaire »
Dont elle fait des morceaux
Et des poussières…
Un peu martiale, elle a cet art
De s’attaquer de son plumeau
A mon passé et mon plumard
Avec l’élégance d’un sumo
Un peu martienne, elle a l’espoir
De s’infiltrer dans mon cerveau
Et de passer dans ma mémoire
Tout au blanco
Mes cheveux ont l’odeur
De mes anciennes conquêtes 
Elle dit à mon coiffeur
De me raser la tête 
Mes livres ont des mots doux
Et des paroles en l’air
Elle en fait un feu doux
Et des poussières…
Un peu martiale, elle a cet art
De s’attaquer de son plumeau
A mon passé et mon plumard
Avec l’élégance d’un sumo
Un peu martienne, elle a l’espoir
De s’infiltrer dans mon cerveau
Et de passer dans ma mémoire
Tout au blanco
Et de passer dans ma mémoire
Tout au blanco
La vaisselle, c’est certain,
Me vient d’une Véronique
Donc on boit - c’est malin -
Dans des verres en plastique
Que veux-tu, belle enfant ?
Je vais pas t’en faire mystère 
C’est vrai, j’ai eu vingt ans
Et des poussières…
Un peu martiale, elle a cet art
De s’attaquer de son plumeau
Je l’ai même vue très en pétard
Parfois sortir le chalumeau
Un peu martienne, elle a l’espoir
De s’infiltrer dans mon cerveau
Et de passer dans ma mémoire
Tout au blanco…
Et de passer dans ma mémoire
Tout au blanco…

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S.P.A.

(Christophe Renault - Olivier Gann)

Elle a mis dans son lit
Des mouchoirs et son clebs
Pour sortir de ses nuits
Son chagrin aux forceps
Depuis son oreiller
Est le royaume de Rex
Comme il est tout mouillé
Ses poils collent aux Kleenex
J’en appelle à la SPA
Pour préserver les amoureux
Car les voilà tous dans de beaux draps
Depuis que les chiens s’y croient chez eux
Moi qui avais rêvé
De finir sous la couette
Découvre, consterné,
Qu’elle est pleine de croquettes
Dois-je considérer
Son chien comme concurrent
Et dès lors m’adresser
A 30 Millions d’Amants ?
J’en appelle à la SPA
Pour préserver les amoureux
Car les voilà tous dans de beaux draps
Depuis que les chiens s’y croient chez eux
J’en appelle à la SPA
Pour afficher mon prospectus
« Vends dessus de lit, modèle qui aboie
Rendez-vous au marché aux puces »
Les hommes l’ont-ils battue
Plus fort que des molosses
Pour qu’elle soit si mordue
De son berger d’Ecosse ?
Je veux lécher ses plaies
Et la faire ma maîtresse
La couvrir de colliers
Sans y mettre aucune laisse…
J’en appelle à la SPA
Pour préserver les amoureux
Car les voilà tous dans de beaux draps
Depuis que les chiens s’y croient chez eux
J’en appelle à la SPA
Pour mettre en cage tous ces molosses
Qui, dans leur lit, dorment sur leurs droits
Même quand leur femme se ronge leurs noces

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Musée Grévin

(Christophe Renault - Olivier Gann)

Dans notre petit musée Grévin
Chacun se fige dans sa mémoire
On s’est aimés, tu t’en souviens ?
Y a même des preuves dans nos tiroirs
Quelques photos rue des Câlins
Qui ont jauni dans nos armoires
Parce que la vie, ça va, ça vient
Et qu’on survit rue du Dortoir
Dans notre petit musée Grévin
On a connu les impatiences
Sitôt que l’un manquait son train
L’autre arrivait de toute urgence
On est collègues du quotidien
De tendresse et de bienséance
Depuis que l’un est du matin
L’autre le soir dîne en silence
Dans notre petit musée Grévin
Ça sent la cire et l’empailleur
Ça plaît quand même à nos voisins
Car ils peuvent faire, c’est des rieurs,
Le bruit à deux pour quatre terriens
Dans notre petit musée Grévin
La vie ne tient plus qu’à un fil
Que l’on agite comme des pantins
Quand nos désirs se donnent l’asile
Même que, parfois, j’ai sous tes mains
L’envie de croire - c’est si facile -
Qu’on est liés par le destin
Quitte à finir comme deux fossiles
Dans notre petit musée Grévin
Ça sent la cire et l’empailleur
Ça plaît quand même à notre chien
Car il peut voir, c’est un dormeur,
Dans ses deux maîtres deux bons coussins
Dans notre petit musée Grévin
On vit de nuit au jour le jour
Il faudra bien qu’un beau matin
On ose affronter l’abat-jour
Qu’on lève le voile sur nos chagrins
Parce qu’à quoi bon s’aimer toujours
Si nos deux cœurs sont comme ces pains
Qu’on congèle et qu’on passe au four
Dans notre petit musée Grévin
Ça sent la cire et l’empailleur
Ça plaît quand même à notre gamin
Car il peut dire, c’est un frimeur,
Que ses parents, ils sont mannequins

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La sirène

(Véronique Chanat - Olivier Gann)

Elle est si jolie, la sirène
Elle a le teint blanc du sureau
La peau pâle des porcelaines
Les yeux couleurs des fonds de l'eau
Elle a, me croirez-vous sans peine
Tous les dons reçus en cadeau
Mais savez-vous ce qui gangrène
Son si beau ciboulot
Elle s'amouracha, la sirène
D'un marin caustique et costaud
Qui vogue et que la vie emmène
Au gré du raffut des rafiots
Elle était ravie, la sirène
L'amour, c'est tout doux et tout chaud
Ça met des vagues dans les veines
Des fourmis sous la peau
Si elle avait su la sirène
C'est pas malin, les matelots
Ça vit où le vent les malmène
Ça vient, ça s'en va aussitôt
Il est parti, son capitaine
Un gars, ça vaut ce que ça vaut
Mais quand ça part, ça fait des peines
Qu'on n'oublie pas sitôt
Elle usa ses yeux, la sirène
Puis trouva que c'en était trop
Prit ses sous dans son bas de laine
Et partit chercher l'hidalgo
Ainsi bourlingua, la sirène
D'océans froids en pays chauds
Puis s'échoua en bord de Seine
Sur les quais, les cageots
Quelqu'un ramassa la sirène
Et se fit un sacré magot
Comment, me croirez-vous sans peine
On lui mit devant des barreaux
Et l'océan devint à peine
Un petit mètre carré d'eau

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Chapeau
(Christophe Renault - Olivier Gann)

On enfile la casquette
Et retourne la visière
Pour faire de la mobylette
Au nez des vieilles rombières
On se pare d’une couronne
Et on pleure d’émotion
D’être la plus mignonne
Des Miss à l’élection
L’un se pose la kippa
L’autre se fixe la barrette
Qu’on prie Dieu ou Allah
Pas question d’être nu-tête
Les marins, c’est le pompon
Se font toucher le béret
Car il paraît que c’est bon
Pour gagner au tiercé
Est-ce parce que nous jouons
Tous un peu du chapeau
Qu’on cache par précaution
Sa cervelle aux moineaux ?
Est-ce parce que nous jouons
Tous un peu du chapeau
Qu’on force l’admiration
En coiffant son cerveau ?
On s’enfonce le képi
Et on siffle au carrefour
Pour scruter le permis
Des chauffeurs de poids lourd
On se réserve la toque
Et hurle à ses cuistots
Qu’un bon œuf à la coque,
Mérite d’être servi chaud
Est-ce parce que nous jouons
Tous un peu du chapeau
Qu’on cache par précaution
Sa cervelle aux moineaux ?
Est-ce parce que nous jouons
Tous un peu du chapeau
Qu’on force l’admiration
En coiffant son cerveau ?
Voyez les cagoulés
Qui volent des sacs à main
C’est pour que les gros bonnets
Puissent manger à leur faim
Faut-il que le cerveau
Manque à ce point de relief
Pour qu’il ait sur le dos
Le poids d’un couvre-chef
Est-ce parce que nous jouons
Tous un peu du chapeau
Qu’on cache par précaution
Sa cervelle aux moineaux ?
Est-ce parce que nous jouons
Tous un peu du chapeau
Qu’on force l’admiration
En coiffant son cerveau ?
Moi, je vais cheveux au vent
Et la tête sans voilage
Qu’elle puisse de temps en temps
Monter dans les nuages
J’en sais que ça défrise
J’en suis gêné, mazette !
Je n’veux pas que ça leur nuise
Quand j’en fais qu’à ma tête
Est-ce parce que nous jouons
Tous un peu du chapeau
Qu’on force l’admiration
En coiffant son cerveau ?
Et si on leur fait dire
Que leur coupe n’est pas réglo
Si c’est pour les couvrir
Moi, je veux bien porter le chapeau !

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Superflu

(Christophe Renault - Olivier Gann)

Parce que j’avais le nécessaire
Quand tu rêvais du superflu
Parce qu’un jour l’étau se resserre
Et que mes nuits  s’offrent au reflux
Des vagues que font les adultères
Où tu plongeais à corps perdu
Parce que j’avais le nécessaire
Mais que mon corps ne suffit plus
A tes désirs de milliardaires
Quand je rêvais, moi, tout au plus,
D’un peu d’amour sous tes paupières
Et d’un bonheur sur de la glu
Il ne sera pas nécessaire
De jurer qu’on t’y prendra plus
Car te voir plier tes affaires
Ne me paraît pas superflu
Parce que je t’étais nécessaire
Quand tu essuyais les refus
De ceux qui devaient pour dessert
T’offrir leur corps à moitié cru
Quand je roulais au frigidaire
Mon cœur dans du papier alu
Il ne sera pas nécessaire
De jurer qu’on t’y prendra plus
Car te voir passer la barrière
Ne me paraît pas superflu
Parce que j’avais le nécessaire
Quand tu voulais bien davantage
Que le soleil, toi, t’indiffère
Quand tu préfères sous les orages
La vue qu’on a sur les enfers
Au paradis où j’ai ma plage
Il ne sera pas nécessaire
De s’éviter, n’en parlons plus,
Car les chagrins sont éphémères
Et les regrets bien superflus

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Vintage
(Bégé - Olivier Gann)

Je rubik cube, je minitel, et le fauteuil d'Emmanuelle
Je 205, je Benny Hill, et les sillons de mes vinyls
Je Bolino, je meuble en teck, et les courbes de Bo Derek
Je Casimir, je Pacmanise entre Thelma et douce Louise
Ça fait un peu backstage, mais j'ai le cœur vintage
Ça fait un peu has been, cœur de rocker ou grenadine
Ça fait un peu teenage, moi j'ai le cœur vintage
Ça fait un peu old school, et les pierres qui roulent
J'ai tous les pin’s, Nulle part ailleurs Coluche et les Restos du Cœur
J'Indiana Jones, je Sex Machine et Adjani en pull marine
Je Supertramp, je supervise tous les clichés des Eighties
Je Dark Vador, je Barry White, sous les tropiques des sunlights
Ça fait un peu backstage, mais j'ai le cœur vintage
Ça fait un peu has been, cœur de rocker ou grenadine
Ça fait un peu teenage, moi j'ai le cœur vintage
Ça fait un peu old school, et les pierres qui roulent
En cherchant bien si ça se trouve je suis dans le in, je suis dans le move
La nostalgie est très tendance, et si j'avais un temps d'avance
Mais ça fait un peu ledge, j'ai le cœur vintage
Ça fait pas très branché, les Forbans et Début de soirée.
Ça fait un peu backstage, mais j'ai le cœur vintage
Ça fait un peu has been, cœur de rocker ou grenadine
Ça fait un peu teenage, moi j'ai le cœur vintage
Ça fait un peu old school, et les pierres qui roulent

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Comme des sardines

(Christophe Renault - Olivier Gann)

Je ne veux pas les mettre en boîte
Ils y vont bien naturellement
Quand la nuit leur donne la patate
Qu’ils baignent dans l’huile de leurs vêtements
Tous entassés comme des sardines
Ils dansent en singeant la jet set
Et, sous la boule qui s’illumine,
Ils montrent leur meilleure facette
Ce sont les cadors de la piste
Qui viennent rouler des mécaniques
A la façon des culturistes
Briller par son physique
Si, côté look, y a deux écoles
Chemise ballante ou coupe cintrée
Chacun s’accorde côté col
Montrer son torse frisé
Je ne veux pas les mettre en boîte
Quand la nuit leur donne la patate
Tous entassés comme des sardines
Ils dansent en singeant la jet set
Et, sous la boule qui s’illumine,
Ils montrent leur meilleure facette
Ils ont tous des têtes de vainqueur
C’est leur nuit sur le dance floor
Qui se joue après vingt-trois heures
Pêcher avant l’aurore
Si, côté danse, y a deux écoles
Y a ceux qui se lâchent, ceux qui s’appliquent
Dans tous les cas il faut que ça colle
Sentir les élastiques
Je ne veux pas les mettre en boîte
Ils y vont bien naturellement
Quand la nuit leur donne la patate
Qu’ils baignent dans l’huile de leurs vêtements
Tous entassés comme des sardines
Ils dansent en singeant la jet set
Et, sous la boule qui s’illumine,
Ils montrent leur meilleure facette
Ils trouvent au bar dans le gin fizz
La force de croire qu’ils sont si beaux
Qu’une fille va rêver de leur cerise
Pour la coller sur son gâteau
Si, côté drague, y a deux écoles
Y a ceux qui parlent et ceux qui miment
Dans tous les cas faut passer le col
Atteindre enfin la cime
Je ne veux pas les mettre en boîte
Quand la nuit leur donne la patate
Mais s’ils s’entassent comme des sardines
C’est pour pêcher de la minette
Or, quand le jour vide la piscine
Ils n’ont rien dans leur épuisette
Je ne veux pas les mettre en boîte
Tous entassés comme des sardines

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Bien sûr

(Christophe Renault - Olivier Gann)

Bien sûr qu’on croit mourir
Quand l'autre se taille
Bien sûr que ça déchire
Dans les entrailles
Bien sûr qu’on voudrait fuir
Sous la mitraille
Bien sûr qu’il faut tenir
Vaille que vaille
Bien sûr que j’ai souffert
Soir et matin
Bien sûr que c’est l’enfer
Qu'on n'y peut rien
Bien sûr que c’est l’affaire
Du siècle au moins
Bien sûr qu’on n’a que faire
D'un bon copain
Il suffit d’un sourire
Pour chasser les souvenirs
On le croise en chemin
Au carrefour des chagrins
Bien sûr que plus jamais
Tu n’aimeras
Bien sûr que tu promets
J’ai fait comme toi
Bien sûr que vient l’été
Après le froid
Bien sûr qu’on peut douter
Mais moi j’y crois
Il suffit d’un sourire
Pour chasser les souvenirs
On le croise en chemin
Au carrefour des chagrins
Bien sûr qu'on est amis
Depuis toujours
Bien sûr, mais j'ose ici
Te faire la cour
Bien sûr, car, moi, je suis,
Du premier jour,
Bien sûr que j’ai envie
De ton amour
Il suffit d’un sourire
Pour chasser les souvenirs
Si je le sais si bien
C’est que j’ai vu le tien…

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45 piges

(Olivier Dodane - Olivier Gann)

Des petits traits sur nos visages
Ces lignes que la vie rédige
On a déjà tourné des pages
Des larmes aux sourires et vertige
Parler d’avoir l’âge de raison
Mais c‘est le hasard qui dirige
Le destin déroule ses saisons
Depuis qu’on a 45 piges
Au fond le pire de mes regrets
C’est tout le mal que l’on s’inflige
Car pour celui qu’on nous a fait
On a pardonné, on transige
Peut-être, on devient philosophes
Plus de phrases où l’on dit « j’exige »
On a mis l’ambition sur off
Quand on a eu 45 piges
Faut pas trop y penser, faut vivre à l’infini
Le temps n’ fait que passer, on n’aura qu’une seule vie
C’est n’être plus jamais déçu
Puisqu’on sait sans aucun litige
Qu’on a déjà un peu vécu
On sait comment faire on mitige…
Je m’en vais dans mes souvenirs
Au pays lointain des vestiges
Et pour qu’ils me fassent moins souffrir
Je les fais mentir, les corrige
Faut pas trop y penser, faut vivre à l’infini
Le temps n’ fait que passer, on n’aura qu’une seule vie
Faut pas trop y penser, faut vivre à l’infini
Le temps est trop pressé, aura-t-on d’autres vies ?
Ne s’interdire aucun voyage
S’autoriser d’autres voltiges
A vouloir demeurer trop sage
On sait que nos désirs se figent
Même si l’on s’est parfois perdu
Plus rien à présent nous oblige
A refaire dans le déjà-vu
Maintenant qu’on a  45 piges
Faut pas trop y penser, faut vivre à l’infini
Le temps n’ fait que passer, on n’aura qu’une seule vie
Faut pas trop y penser, faut vivre à l’infini
Le temps est trop pressé, aura-t-on d’autres vies ?

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Comment je vais

(Véronique Chanat - Olivier Gann / Olivier Gann)
Editions Chandelle Productions

Quand tu penses, j'ai la tête ailleurs
Quand t'as des absences, je deviens rêveur
Quand tu n'as plus d'espoirs, je ne crois plus en rien
Quand tu pars je suis loin
Quand tu observes j'ai les yeux partout
Quand tes yeux se cernent, je ne tiens plus debout
Quand t'as des regrets, je n'ai que des remords
Quand tu as sommeil, je m'endors
Mon fraternel, mon frangin, mon familier
Si je prends de tes nouvelles, c'est pour savoir comment je vais
Quand tu oublies je ne pense plus à rien
Quand la vie te sourit d'un coup je vais bien
Quand tu as mal, j'ai des douleurs partout
Quand tout t'est égal, je m'en fous
Mon fraternel, mon frangin, mon familier
Si je prends de tes nouvelles, c'est pour savoir comment je vais
Quand tu fou rires j'ai les larmes aux yeux
Quand tu crains le pire, je fais de mon mieux
Quand tu t'en vas je prends mes jambes à mon cou
Quand tu bois, je suis saoul
Mon fraternel, mon frangin, mon familier
Si je prends de tes nouvelles, c'est pour savoir comment je vais
Quand tu te bagarres, j'ai des bleus partout
Quand tu te marres, je rigole de tout
Quand t'as des malheurs, je n'ai que des ennuis
Quand tout t'écœure, je vomis
Mon fraternel, mon frangin, mon familier
Si je prends de tes nouvelles, c'est pour savoir comment je vais
Mon fraternel, mon frangin, mon familier
Si je prends de tes nouvelles, c'est pour savoir...

Avec l'aimable autorisation des Editions Chandelle Productions

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